Imagine : tu viens de recevoir ton offre d’emploi au Canada, tu rêves déjà de neige, de poutine et d’un avenir prometteur… mais ton dossier médical bloque ton visa. Pas très glamour. Et pourtant, c’est une réalité pour environ 2 à 3 % des demandeurs chaque année selon IRCC (Plan ministériel 2025-2026).
Oui, ta santé peut te rendre interdit de territoire au Canada — mais seulement dans trois cas bien précis, établis par la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (LIPR).
Cet article démêle le vrai du faux, t’explique les seuils de coûts médicaux de 2025, et te montre comment éviter qu’un problème de santé ne ruine ton projet d’immigration.
1. Danger pour la santé publique
C’est la première et la plus évidente des raisons.
Le Canada protège sa population contre les maladies infectieuses, transmissibles et actives. Si tu es porteur d’une maladie qui peut se propager facilement, IRCC peut refuser ton entrée.
Exemples typiques
- Tuberculose active (la forme contagieuse, pas latente)
- Syphilis infectieuse
- Certaines infections respiratoires sévères nécessitant un suivi intensif
Ces maladies sont listées dans les Lignes directrices médicales d’IRCC. Les agents examinent chaque cas individuellement. Si tu es en traitement ou non contagieux, tu peux être accepté à condition d’un suivi médical obligatoire à ton arrivée.
En 2024, moins de 3 % des demandes de résidence permanente ont été refusées pour motif sanitaire selon le Plan ministériel d’IRCC 2024-2025. Autant dire que la panique est rarement justifiée.
2. Danger pour la sécurité publique
Moins connue, cette catégorie vise les conditions médicales susceptibles de rendre ton comportement dangereux pour autrui.
Ici, on ne parle pas de simple maladie mentale, mais de cas où les symptômes pourraient causer des gestes violents, désinhibés ou imprévisibles.
Exemples possibles
- Troubles psychiatriques avec épisodes agressifs non traités
- Troubles neurologiques provoquant des pertes de conscience soudaines
- États psychotiques non stabilisés
Le but n’est pas d’exclure les personnes atteintes de problèmes de santé mentale, mais d’évaluer le risque de danger immédiat.
Un traitement efficace et un suivi médical stable suffisent souvent à lever cette interdiction.
3. Fardeau excessif pour les services sociaux et de santé
Voici la partie la plus technique — et celle qui cause le plus de refus.
Le Canada refuse certaines demandes si le coût prévu des soins médicaux ou services sociaux dépasse un seuil précis fixé par IRCC.
Seuil 2025
135 810 $ sur 5 ans, soit environ 27 162 $/an (source : Gouvernement du Canada).
Si ton traitement, ta réadaptation ou ton soutien social dépasse ce montant, tu pourrais être jugé comme un fardeau excessif.
Exemples de conditions pouvant dépasser le seuil
- Insuffisance rénale nécessitant dialyse régulière
- Soins continus pour maladies neurologiques graves (ex. : sclérose en plaques avancée)
- Handicap majeur nécessitant soutien scolaire ou services communautaires spécialisés
Mais attention : IRCC n’interdit pas automatiquement les personnes atteintes de maladies chroniques ou infectieuses.
Même un demandeur vivant avec le VIH, un cancer en rémission ou une hépatite stable peut être accepté s’il démontre que ses soins ne dépasseront pas le seuil ou qu’il prendra des mesures d’atténuation.
4. Les exemptions légales
La LIPR (article 38(2)) prévoit plusieurs exceptions.
Les personnes suivantes ne sont pas évaluées sur la base du “fardeau excessif” :
- Réfugiés et personnes protégées
- Époux, conjoint de fait ou enfant à charge d’un citoyen canadien ou résident permanent parrainé
- Certaines catégories humanitaires
Autrement dit : on n’évalue pas le coût de ton traitement si tu demandes la résidence pour des raisons de protection ou de regroupement familial. L’objectif reste humanitaire avant tout.
5. Comment IRCC évalue ton dossier médical
L’examen médical d’immigration (EMI) est obligatoire pour :
- Tous les demandeurs de résidence permanente
- Certains travailleurs et étudiants selon leur profession ou leur pays de résidence
Le processus
- Tu passes un examen auprès d’un médecin désigné par IRCC.
- Le médecin envoie ton dossier directement à IRCC.
- Les évaluateurs examinent trois points :
- Risque pour la santé publique
- Risque pour la sécurité publique
- Fardeau excessif
Tu n’as aucun contrôle sur le rapport médical, mais tu peux fournir des documents complémentaires (bilans, attestations, preuves de traitement, assurances privées).
6. Plan d’atténuation : la clé du succès
Si IRCC te soupçonne de dépasser le seuil de coûts, tu peux présenter un plan d’atténuation.
C’est une stratégie écrite démontrant comment tu prendras en charge toi-même une partie de tes soins.
Contenu recommandé :
- Assurance santé privée couvrant les soins spécifiques
- Preuves de revenus suffisants
- Lettres de ton médecin confirmant la stabilité de ta condition
- Engagement à suivre un traitement qui réduit les coûts futurs
Les consultants réglementés (comme Ali Hisseine Ladoual, CRIC) utilisent souvent ce type de plan pour sauver des dossiers médicaux complexes.
7. Maladies fréquentes : mythe vs réalité
| Maladie | Entrée possible au Canada ? | Conditions |
|---|---|---|
| VIH/SIDA | Oui | Si charge virale contrôlée et soins stables |
| Cancer | Oui | Si en rémission ou traitement prévisible sous seuil |
| Hépatite B ou C | Oui | Si non contagieuse et coûts maîtrisés |
| Diabète | Oui | Si bien contrôlé, sans hospitalisations fréquentes |
| Tuberculose active | Non (tant que contagieuse) | Réévaluation après traitement |
| Maladie mentale sévère | Oui, si stabilisée | Nécessite suivi et preuve de traitement |
| Insuffisance rénale | Difficile | Risque élevé de fardeau excessif |
8. Données 2025 sur les refus pour motifs sanitaires
Selon le Plan ministériel 2025-2026 d’IRCC, les refus pour motifs sanitaires demeurent inférieurs à 3 % de l’ensemble des demandes.
C’est une proportion stable depuis 2021, preuve que la majorité des candidats passent l’examen médical sans problème.
IRCC mentionne également que certains visas sont délivrés avec conditions médicales (ex. : surveillance obligatoire), permettant d’accepter plus de demandeurs malgré certaines pathologies.
9. Conseils professionnels
- Anticipe : passe un examen médical avant de soumettre ta demande si tu connais un problème de santé.
- Documente : fournis des rapports récents, des lettres de spécialistes et des preuves de suivi.
- Prépare un plan d’atténuation si tu penses dépasser le seuil de coûts.
- Consulte un professionnel réglementé avant de répondre à une intention de refus pour motifs médicaux.
Un dossier bien préparé est souvent la différence entre un refus pour “fardeau excessif” et une acceptation avec condition médicale.
FAQ – Maladies et immigration au Canada (2025)
1. Quelles sont les principales maladies interdites au Canada?
Aucune maladie n’est “interdite” en soi. Seules les maladies transmissibles actives (tuberculose, syphilis infectieuse) entraînent un refus automatique.
2. Le VIH empêche-t-il d’immigrer au Canada?
Non. Le VIH n’est pas un motif d’exclusion. IRCC évalue les coûts de traitement et le risque de transmission. Si tu es sous traitement stable, tu peux être accepté.
3. Combien coûte trop cher pour le Canada?
Le seuil de 2025 est de 135 810 $ sur 5 ans. Tout coût prévisible au-delà de ce montant peut entraîner un refus, sauf exceptions humanitaires.
4. Faut-il déclarer toutes ses maladies?
Oui. Mentir ou omettre une information médicale peut mener à une interdiction de territoire pour fausse déclaration, bien plus grave qu’un simple refus.
5. Que faire si on reçoit un avis d’intention de refus pour raisons médicales?
Tu as le droit de répondre avec un plan d’atténuation et des preuves médicales détaillées. Un consultant réglementé peut t’aider à rédiger cette réponse.
6. L’hypertension ou le diabète posent-ils problème?
Non, tant qu’ils sont bien contrôlés et n’entraînent pas de soins coûteux.
7. Les enfants handicapés peuvent-ils immigrer?
Oui, mais tout dépend des services nécessaires. Si le soutien spécialisé dépasse le seuil, il faut présenter un plan d’atténuation solide.
8. Les résidents temporaires sont-ils soumis à l’examen médical?
Certains, oui : travailleurs du domaine de la santé, garderies, agriculture ou venant de régions à risque sanitaire.
9. Peut-on être accepté sous condition médicale?
Oui. IRCC peut accorder un visa avec obligation de surveillance médicale au Canada.
Conclusion
Être malade n’est pas un crime, ni un obstacle automatique à ton rêve canadien.
Le système d’immigration évalue la santé publique, la sécurité et les coûts, pas la valeur d’une personne.
Avec de bons documents médicaux et un plan d’atténuation réfléchi, même un dossier complexe peut être accepté.
Si tu fais face à un refus médical ou que tu veux évaluer ton risque, contacte un professionnel qualifié.
👉 contact@ladoualimmigration.ca – ton futur au Canada mérite une chance équitable.
@ladoual MALADIES QUI PEUVENT T’EMPÊCHER D’ENTRER AU CANADA #ladoual #immigrationcanada #IRCC #asile #Canada2025 #VIH #Sida #fyp #ConseilImmigration
♬ son original – Ladoual Immigration canada – Ladoual Immigration canada



