Arrima : déclaration d’intérêt, invitations, conditions et refus au Québec
Rédigé par Ali Hisseine Ladoual, consultant réglementé en immigration canadienne (CRIC R731736), commissaire à l’assermentation. Dernière vérification : 2026-08-09. Temps de lecture : 22 min.
En bref
Arrima est la plateforme en ligne du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration du Québec où toute personne qui veut immigrer au Québec comme travailleuse ou travailleur qualifié dépose sa déclaration d’intérêt. Le dépôt est gratuit et ne garantit rien : il place le profil dans une banque où le Ministère va puiser.
La déclaration d’intérêt reste valide 12 mois à compter de son dépôt, selon le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (vérifié le 2026-08-09). Elle ne se prolonge pas et ne se renouvelle pas.
Sans invitation pendant ces 12 mois, la déclaration devient invalide et il faut en créer une nouvelle, gratuitement.
L’invitation est la seule porte d’entrée vers la demande de sélection permanente. Les frais d’examen de cette demande s’élèvent à 940 $ pour la requérante ou le requérant principal depuis le 1er janvier 2026, et ils ne sont pas remboursables même si la demande est refusée.
Le premier motif d’échec n’est pas le refus : c’est l’expiration silencieuse d’une déclaration mal renseignée, jamais mise à jour, qui n’a jamais correspondu aux critères d’invitation d’aucun volet.
Sommaire
- Qu’est-ce qu’Arrima
- Qui peut déposer une déclaration d’intérêt
- Conditions d’admissibilité par volet
- Références juridiques applicables
- Documents à préparer
- Procédure, étape par étape
- Délais, validité et frais
- Articulation avec le CAQ, le PEQ et le fédéral
- Erreurs fréquentes des candidats
- Motifs fréquents de rejet et de refus
- Que faire après un refus ou une expiration
- Ce que les tribunaux examinent
- Exemple pratique
- Questions fréquentes
- Quand consulter un consultant réglementé
- Sources officielles
- Auteur et mise à jour
Qu’est-ce qu’Arrima
Arrima est le service en ligne du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration du Québec par lequel une personne étrangère déclare son intérêt à immigrer au Québec de façon permanente à titre de travailleuse ou de travailleur qualifié.
La plateforme sert de porte d’entrée unique. On y crée un compte, on y dépose une déclaration d’intérêt, on y reçoit les communications du Ministère dans un centre de messagerie, et c’est par elle que transite ensuite la demande de sélection permanente si une invitation arrive.
Le mécanisme est celui d’une banque de candidatures. La déclaration d’intérêt n’est pas une demande d’immigration. Elle ne déclenche aucun examen individuel, aucun délai de traitement, aucune décision. Elle dépose un profil dans un bassin. Périodiquement, le Ministère procède à une extraction dans ce bassin et invite les personnes qui correspondent aux critères qu’il a fixés pour cette ronde.
Ce qu’Arrima ne fait pas. Arrima ne donne pas de statut. Il ne permet ni de travailler, ni d’étudier, ni d’entrer au Canada. Il ne prolonge aucun permis en cours. Une déclaration d’intérêt déposée pendant un séjour temporaire au Québec ne protège en rien ce séjour et ne le prolonge pas. Confondre les deux est l’une des erreurs les plus coûteuses que nous voyons au cabinet.
Arrima ne mène pas non plus à la résidence permanente à lui seul. Le Québec sélectionne, le Canada admet. Une sélection québécoise réussie débouche sur un Certificat de sélection du Québec, qui ouvre ensuite une demande de résidence permanente auprès d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada. Ce sont deux paliers distincts, avec deux séries de conditions et deux possibilités de refus.
Depuis le 29 novembre 2024, le Programme régulier des travailleurs qualifiés a été remplacé par le Programme de sélection des travailleurs qualifiés, selon le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (vérifié le 2026-08-09). Les personnes qui avaient déclaré leur intérêt avant cette date sans avoir reçu d’invitation doivent mettre à jour leur déclaration d’intérêt. Une déclaration laissée dans son état d’avant novembre 2024 ne sera pas évaluée selon les volets actuels.
Qui peut déposer une déclaration d’intérêt
Cette section traite des personnes. Les critères précis à remplir sont exposés à la section suivante.
Personnes potentiellement admissibles
- Les personnes de 18 ans ou plus qui souhaitent s’établir durablement au Québec pour y occuper un emploi.
- Les travailleuses et travailleurs étrangers temporaires déjà au Québec, qui veulent convertir un séjour temporaire en projet permanent.
- Les personnes diplômées du Québec qui ne remplissent pas les conditions du Programme de l’expérience québécoise ou qui préfèrent la voie du Programme de sélection des travailleurs qualifiés.
- Les personnes établies à l’étranger qui n’ont jamais mis les pieds au Québec.
- Les personnes exerçant une profession réglementée au Québec, qui passent obligatoirement par le volet 3.
- Les personnes dont l’expertise est reconnue dans les secteurs économiques stratégiques, la recherche, les arts ou le sport, qui peuvent viser le volet 4.
Personnes généralement non admissibles
- Les personnes de moins de 18 ans.
- Les personnes qui visent un emploi pour le compte d’une entreprise sur laquelle elles exercent un contrôle juridique ou de fait, directement ou indirectement. Le programme vise l’emploi, pas l’auto-embauche.
- Les personnes qui visent un emploi dans un secteur déclaré inadmissible : prêts sur salaire, encaissement de chèques, prêts sur gage, ainsi que la production, la distribution ou la vente de produits pornographiques ou sexuellement explicites et les services liés à l’industrie du sexe tels que la danse nue ou érotique, les services d’escorte et les massages érotiques.
- Les personnes qui n’ont pas l’intention réelle d’exercer au Québec la profession principale qu’elles déclarent.
Être admissible ne garantit jamais l’invitation, et l’invitation ne garantit jamais la sélection. Ce sont trois seuils successifs, et c’est le fondement de tout ce qui suit dans cet article.
Conditions d’admissibilité par volet
Le Programme de sélection des travailleurs qualifiés comporte quatre volets qui couvrent l’ensemble des professions du marché du travail québécois. Des exigences générales s’appliquent à tous, puis chaque volet ajoute ses propres conditions.
La profession principale et la catégorie FEER
La règle. La profession principale est celle que la personne souhaite exercer au Québec et qu’elle est vraisemblablement en mesure d’y occuper. C’est elle qui détermine le volet. Sa catégorie de formation, études, expérience et responsabilités correspond au deuxième chiffre du code de la Classification nationale des professions à cinq chiffres.
La preuve. Le code de la Classification nationale des professions déclaré doit correspondre aux fonctions réellement exercées, pas au titre inscrit sur un contrat de travail.
L’erreur fréquente. Choisir la profession où l’on a le plus d’expérience plutôt que celle que l’on compte réellement exercer au Québec. Ou choisir un code plus prestigieux dans l’espoir de basculer dans un volet mieux servi.
La conséquence. Le Ministère assigne le volet à partir de la profession déclarée. Un code mal choisi place la déclaration dans un volet dont les critères d’invitation ne seront jamais rencontrés. Le profil reste dans la banque 12 mois sans jamais être extrait.
Les exigences générales, communes aux quatre volets
La règle. Il faut avoir 18 ans ou plus, avoir l’intention de s’établir au Québec pour y occuper un emploi admissible, signer un contrat d’autonomie financière démontrant la capacité de subvenir à ses besoins et à ceux de la famille accompagnante pour les trois mois suivant l’obtention de la résidence permanente, et obtenir l’Attestation d’apprentissage des valeurs démocratiques et des valeurs québécoises exprimées par la Charte des droits et libertés de la personne. Les membres de la famille de 18 ans ou plus qui accompagnent doivent aussi obtenir cette attestation.
La preuve. Les barèmes d’autonomie financière en vigueur sont publiés par le Ministère et varient selon la taille de la famille.
L’erreur fréquente. Oublier que l’attestation des valeurs vise aussi le conjoint et les enfants majeurs accompagnants.
La conséquence. Une attestation manquante pour un membre de la famille bloque la sélection de l’ensemble du dossier.
Volet 1 : haute qualification et compétences spécialisées
La règle. Profession principale de catégorie FEER 0, 1 ou 2. Expérience de travail rémunérée dans la profession principale d’au moins un an, à temps plein ou l’équivalent, acquise au Québec ou à l’extérieur du Québec dans les cinq ans précédant la date de présentation de la demande. Diplôme menant directement à l’exercice d’une profession, sanctionnant un programme d’au moins un an à temps plein. Connaissance du français à l’oral de niveau 7 ou plus et à l’écrit de niveau 5 ou plus selon l’Échelle québécoise des niveaux de compétence en français. Le conjoint accompagnant doit atteindre le niveau 4 ou plus à l’oral.
La preuve. Pour l’expérience acquise durant des stages obligatoires intégrés à un programme d’études sanctionné par un diplôme, la reconnaissance est plafonnée à trois mois, que le stage ait été rémunéré ou non. Le diplôme doit avoir été obtenu avant la présentation de la demande.
L’erreur fréquente. Déclarer un niveau de français estimé plutôt que mesuré. Le niveau 7 à l’oral n’est pas un français conversationnel confortable, c’est un seuil précis de l’Échelle québécoise.
La conséquence. Une déclaration surévaluée fait entrer dans la banque, puis échouer à l’examen de la demande, après paiement de frais non remboursables. Notre convertisseur de niveaux linguistiques permet de situer un résultat de test avant de déclarer quoi que ce soit.
Volet 2 : compétences intermédiaires et manuelles
La règle. Profession principale de catégorie FEER 3, 4 ou 5, dont l’exercice ne nécessite aucune autorisation au Québec. Expérience de travail rémunérée d’au moins deux ans dans la profession principale, dont au moins un an au Québec, à temps plein ou l’équivalent, acquise dans les cinq ans précédant la demande. Diplôme correspondant au moins à un diplôme d’études secondaires québécois, ou diplôme d’au moins un an de type diplôme d’études professionnelles, attestation de spécialisation professionnelle ou attestation d’études collégiales. Connaissance du français à l’oral de niveau 5 ou plus. Conjoint accompagnant au niveau 4 ou plus à l’oral.
La preuve. L’expérience acquise hors Québec est admissible jusqu’à concurrence d’un an seulement. Elle peut avoir été acquise dans la profession principale ou dans une profession de la même grande catégorie professionnelle, c’est-à-dire dont le premier chiffre du code de la Classification nationale des professions est identique.
L’erreur fréquente. Croire que dix ans d’expérience à l’étranger compensent l’absence d’expérience québécoise. Ils ne la compensent pas : le volet 2 exige structurellement au moins un an au Québec.
La conséquence. Sans cette année québécoise, le volet 2 est fermé, quelle que soit la richesse du parcours étranger.
Volet 3 : professions réglementées
La règle. La profession principale doit figurer dans la Liste des professions réglementées du Ministère, mise à jour au 31 janvier de chaque année. Il faut détenir soit une autorisation d’exercer la profession au Québec, soit une preuve de reconnaissance partielle ou complète d’équivalence de formation ou de diplôme, datée d’au plus cinq ans à la date de présentation de la demande.
La preuve. La liste des documents acceptés comprend onze documents et il faut en choisir un seul. Un accusé de réception d’une demande auprès de l’autorité de réglementation n’est pas une preuve de reconnaissance des compétences.
L’erreur fréquente. Entamer les démarches auprès de l’ordre professionnel trop tôt, avant l’invitation. Le Ministère accorde un délai d’un an pour obtenir cette preuve à compter de la réception de l’invitation, et une preuve obtenue trop tôt peut dépasser la limite de cinq ans au moment du dépôt.
La conséquence. Un refus de l’autorité de réglementation indiquant que les compétences ne peuvent être reconnues ferme le volet 3. Les personnes exerçant une profession entièrement réglementée n’ont pas d’autre voie que ce volet.
Nuance importante : les professions non entièrement réglementées, celles où seule une partie des emplois est réglementée, ouvrent un choix. La personne peut passer par le volet 3 ou par le volet 1 ou 2 selon la catégorie FEER de sa profession. Ce choix se travaille, il ne se subit pas.
Volet 4 : talents d’exception
La règle. Se distinguer nettement dans sa profession principale par une expertise exceptionnelle susceptible de contribuer à la prospérité du Québec, avoir à son actif des accomplissements reconnus liés à cette expertise, et avoir exercé cette profession pendant au moins trois ans au cours des cinq ans précédant la demande.
La preuve. Un accomplissement figurant sur la Liste des accomplissements du Ministère, ou l’avis d’un partenaire du Ministère. Les partenaires sont le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie pour les secteurs économiques stratégiques, les Fonds de recherche du Québec pour la recherche, le Conseil des arts et des lettres du Québec pour les arts, et l’Institut national du sport du Québec pour le sport.
L’erreur fréquente. Solliciter un avis de partenaire alors que l’accomplissement figure déjà sur la Liste du Ministère, ce qui rend l’avis inutile et fait perdre des mois.
La conséquence. Une candidature au volet 4 sans accomplissement listé ni avis de partenaire n’a aucun support probatoire.
Références juridiques applicables
| Référence | Sujet | Ce que cela signifie en pratique |
|---|---|---|
| Loi sur l’immigration au Québec, art. 45 | Publication des décisions d’invitation | Les critères qui ont servi à inviter une cohorte sont publiés. Une personne non invitée peut donc vérifier a posteriori, chiffres à l’appui, pourquoi son profil n’a pas été extrait. |
| Accord Canada-Québec relatif à l’immigration | Partage des compétences | Le Québec sélectionne ses immigrants économiques, le Canada décide de l’admission. Une sélection québécoise n’immunise pas contre un refus fédéral pour interdiction de territoire. |
| LIPR, art. 34 à 42 | Interdictions de territoire | Ces motifs relèvent d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, jamais du MIFI. Un Certificat de sélection du Québec en main ne les efface pas. |
| LIPR, art. 40 | Fausse déclaration | Une incohérence entre ce qui est déclaré dans Arrima et ce qui sera déclaré au fédéral peut fonder une conclusion de fausse déclaration, avec interdiction de territoire pour plusieurs années. |
| Guide des procédures d’immigration, pouvoir de dérogation | Sélection en dérogation | Le ministre peut, exceptionnellement, sélectionner une personne qui ne remplit pas toutes les conditions. Cette voie est discrétionnaire et rare, elle ne se plaide pas comme un droit. |
Que prévoit l’article 45 de la Loi sur l’immigration au Québec?
Il impose la publication des décisions d’inviter des personnes sur la base de critères d’invitation. Concrètement, chaque ronde d’invitations donne lieu à une publication qui indique la date et l’heure de l’extraction dans la banque, le nombre de personnes invitées, le volet visé et les critères auxquels ces personnes répondaient. C’est une transparence que peu de systèmes d’immigration offrent, et presque personne ne l’exploite.
Comment l’Accord Canada-Québec s’applique-t-il en pratique?
Il crée deux guichets successifs. Le premier, québécois, évalue la capacité d’insertion socioprofessionnelle en français. Le second, fédéral, évalue l’admissibilité : santé, sécurité, criminalité, véracité des déclarations. Une personne peut être parfaitement sélectionnée par le Québec et refusée par le Canada. L’inverse n’existe pas pour cette filière : sans Certificat de sélection du Québec, la demande fédérale de résidence permanente au titre des travailleurs qualifiés destinés au Québec n’a pas de fondement.
Pourquoi l’article 40 de la LIPR concerne-t-il une simple déclaration d’intérêt?
Parce que les renseignements déclarés dans Arrima ne disparaissent pas. Ils constituent une déclaration antérieure, opposable. Une personne qui déclare cinq ans d’expérience dans Arrima, puis trois ans dans sa demande fédérale, crée une contradiction documentée que l’agent fédéral peut relever. La conséquence d’une conclusion de fausse déclaration se compte en années d’interdiction de territoire, pas en refus simple.
Documents à préparer
Aucun document ne se téléverse au stade de la déclaration d’intérêt. Mais les renseignements déclarés doivent être appuyés par des pièces réelles, car ce sont ces pièces qui seront exigées si une invitation arrive. Préparer le dossier au moment de la déclaration, et non au moment de l’invitation, est ce qui distingue les dossiers qui aboutissent.
Documents d’identité et de statut
- Passeport en cours de validité, pages d’identification.
- Certificat de naissance.
- Acte de mariage ou preuve d’union de fait, le cas échéant.
- Documents de statut au Canada si un séjour est en cours : permis de travail, permis d’études, Certificat d’acceptation du Québec.
Documents propres à la profession et à l’expérience
- Attestations d’emploi précisant les dates exactes, le nombre d’heures par semaine, le titre du poste et surtout la description détaillée des fonctions.
- Bulletins de paie ou relevés bancaires démontrant le caractère rémunéré de l’expérience.
- Contrats de travail.
- Pour les stages obligatoires, l’attestation du programme d’études qui en démontre le caractère obligatoire.
Documents de scolarité
- Diplômes et relevés de notes officiels.
- Pour un diplôme du Québec, la preuve du nombre d’heures ou de crédits du programme.
- Évaluation comparative des études effectuées hors du Québec seulement si l’autorité de réglementation l’exige au volet 3. Le Ministère ne l’exige pas autrement.
Documents linguistiques et réglementaires
- Résultats d’un test de français reconnu, en cours de validité.
- Au volet 3, l’un des onze documents acceptés délivrés par l’autorité de réglementation.
- Au volet 4, la preuve de l’accomplissement listé ou l’avis du partenaire.
Procédure, étape par étape
Étape 1 : vérifier le volet réellement accessible
Avant de créer quoi que ce soit, identifier le code de la Classification nationale des professions de la profession principale, en déduire la catégorie FEER, et lire les conditions du volet correspondant. Cette étape se fait sur papier, pas dans la plateforme.
Étape 2 : mesurer le français avant de déclarer
Passer un test reconnu et convertir le résultat en niveaux de l’Échelle québécoise. Le niveau déclaré doit être le niveau prouvable, pas le niveau espéré.
Étape 3 : créer le compte Arrima
Se connecter à Arrima ou créer un compte. Attention au délai : à partir de la date de création de la déclaration d’intérêt, il reste 90 jours pour la remplir et la déposer. Passé ce délai, la déclaration est supprimée.
Étape 4 : remplir la déclaration d’intérêt
Renseigner la profession principale, l’expérience, la scolarité, le français et la situation familiale. La déclaration est gratuite et il n’est pas nécessaire d’utiliser les services d’une personne rémunérée pour la remplir.
Étape 5 : décider du consentement au Portail employeurs
Dans la section des consentements, il est possible d’accepter que le profil soit visible pour les entreprises du Québec dans le Portail employeurs. Des entreprises peuvent alors contacter la personne pour la recruter, comme travailleuse ou travailleur étranger temporaire ou dans le cadre d’un programme d’immigration permanente.
Étape 6 : déposer et surveiller le centre de messagerie
Une fois déposée, la déclaration entre dans la banque. Le Ministère envoie un avis par courriel chaque fois qu’une communication est déposée dans le centre de messagerie d’Arrima. Il faut vérifier régulièrement, y compris le dossier des courriels indésirables.
Étape 7 : maintenir la déclaration à jour
Un nouveau diplôme, un nouveau résultat de français, une nouvelle année d’expérience, une naissance : chaque changement doit être porté à la déclaration. Une déclaration figée perd de sa valeur à mesure que les critères d’invitation évoluent.
Étape 8 : conserver la preuve de tout
Captures d’écran horodatées du dépôt, du numéro de dossier, des communications reçues. C’est l’étape que presque tout le monde saute, et c’est celle qui sauve les dossiers contestés.
Délais, validité et frais
Combien de temps ma déclaration d’intérêt reste-t-elle valide?
Douze mois à compter du dépôt. Sans invitation durant cette période, elle devient invalide. Elle ne peut être ni prolongée ni renouvelée, mais une nouvelle déclaration peut être créée gratuitement. Les renseignements de la première sont retranscrits dans la nouvelle, et il faut impérativement les mettre à jour.
Combien de temps ai-je pour remplir ma déclaration une fois commencée?
Quatre-vingt-dix jours à compter de la date de création. Passé ce délai, la déclaration est supprimée et tout est à recommencer.
Y a-t-il un délai de traitement pour une déclaration d’intérêt?
Non. Une déclaration d’intérêt n’est pas traitée. Elle attend une extraction. Aucun délai n’est affiché parce qu’aucun engagement n’existe. C’est une différence de nature avec une demande, et elle explique pourquoi il est inutile de relancer le Ministère à ce stade.
Quels sont les frais?
| Élément | Montant ou délai | Source et date |
|---|---|---|
| Déclaration d’intérêt dans Arrima | Gratuite | MIFI, vérifié le 2026-08-09 |
| Validité de la déclaration d’intérêt | 12 mois | MIFI, vérifié le 2026-08-09 |
| Délai pour remplir et déposer | 90 jours | MIFI, vérifié le 2026-08-09 |
| Examen de la demande, requérant principal | 940 $ | MIFI, tarif au 1er janvier 2026, vérifié le 2026-08-09 |
| Examen de la demande, époux ou conjoint de fait | 201 $ | MIFI, tarif au 1er janvier 2026, vérifié le 2026-08-09 |
| Examen de la demande, chaque enfant à charge | 201 $ | MIFI, tarif au 1er janvier 2026, vérifié le 2026-08-09 |
| Délai après invitation, volet 3, preuve de l’autorité de réglementation | 1 an | MIFI, vérifié le 2026-08-09 |
Ces frais sont ajustés chaque 1er janvier. Ils se paient par carte de crédit, en entier, en dollars canadiens, et peuvent être payés par une tierce personne. Ils ne sont pas remboursables, même si la demande est refusée ou rejetée. Les montants ci-dessus sont ceux affichés à la date de vérification et ne constituent pas un engagement du Ministère.
À quelle fréquence les invitations sont-elles lancées?
Il n’existe pas de calendrier garanti. Les rondes sont publiées après coup. À titre d’illustration, le Ministère a invité 216 personnes le 17 juillet 2025 et 227 personnes le 28 août 2025 dans le volet 1, puis 1 094 personnes le 29 janvier 2026 dans ce même volet, sur la base d’une extraction effectuée le 26 janvier 2026 à 6 h, selon les publications du MIFI (vérifié le 2026-08-09). L’écart entre ces chiffres montre à lui seul qu’aucune projection fiable ne peut être faite sur la base d’une ronde isolée.
Puis-je travailler ou rester au Québec pendant que ma déclaration est dans la banque?
Uniquement si un statut valide le permet par ailleurs. La déclaration d’intérêt ne confère aucun droit de séjour, de travail ou d’études. Une personne dont le permis de travail expire doit entreprendre son renouvellement auprès d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada indépendamment de sa déclaration d’intérêt.
Articulation avec le CAQ, le PEQ et le fédéral
Arrima n’est qu’une pièce d’un ensemble québécois, et la confusion entre ces pièces est constante.
Arrima et le Certificat d’acceptation du Québec
Le Certificat d’acceptation du Québec est un document de séjour temporaire, exigé notamment pour les études. Il n’a aucun lien avec la déclaration d’intérêt, qui vise l’immigration permanente. Détenir un Certificat d’acceptation du Québec ne donne aucun avantage dans la banque Arrima, et déposer une déclaration d’intérêt ne prolonge pas un Certificat d’acceptation du Québec qui expire. Voir notre guide sur le Certificat d’acceptation du Québec en ligne.
Arrima et le Programme de l’expérience québécoise
Le Programme de l’expérience québécoise est une voie distincte, qui ne passe pas par une déclaration d’intérêt ni par une invitation. Le Ministère a annoncé sa réouverture pour une période de deux ans, du 2 juillet 2026 au 2 juillet 2028, avec une fenêtre de réception des demandes du 2 juillet au 31 octobre 2026 dans l’un ou l’autre des deux volets, selon le MIFI (vérifié le 2026-08-09). Pour une personne diplômée du Québec ou en emploi au Québec, la question stratégique n’est pas Arrima ou rien : c’est de déterminer laquelle des deux voies est réellement ouverte et laquelle est la plus rapide.
Priorisations en cours
Le Ministère applique des mesures de priorisation qui changent la donne pour les personnes déjà au Québec. Un arrêté ministériel publié à la Gazette officielle du Québec le 23 juillet 2025 a établi qu’à partir du 30 juillet 2025, l’examen des demandes présentées dans l’ancien Programme régulier des travailleurs qualifiés par des travailleuses et travailleurs étrangers temporaires ou des étudiantes et étudiants étrangers est priorisé. Par ailleurs, depuis le 13 mai 2026, le Ministère priorise le traitement des demandes de sélection permanente présentées au Programme de sélection des travailleurs qualifiés par des travailleurs étrangers temporaires titulaires de permis de travail échus ou dont l’échéance est imminente, selon une information mise à jour le 14 juillet 2026 (vérifié le 2026-08-09).
Attention à la lecture de cette mesure : elle priorise l’examen, elle ne garantit pas une décision avant l’échéance du permis. Le Ministère indique lui-même qu’il n’est pas garanti qu’une décision soit rendue avant l’expiration. Le renouvellement du permis de travail auprès d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada reste une démarche indépendante et urgente.
Après le Certificat de sélection du Québec
L’obtention du Certificat de sélection du Québec ouvre la demande de résidence permanente auprès d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada. C’est à ce stade que s’appliquent les examens médicaux, les vérifications de sécurité et les motifs d’interdiction de territoire prévus aux articles 34 à 42 de la LIPR. Le Québec ne se prononce jamais sur ces motifs.
Erreurs fréquentes des candidats
Ce que font réellement les personnes qui échouent, observé au cabinet.
- Déposer et attendre. La déclaration est déposée, puis oubliée pendant douze mois. Elle expire sans que rien n’ait été mis à jour. C’est de loin l’échec le plus fréquent, et il est entièrement évitable.
- Déclarer un niveau de français estimé. Le niveau est inscrit de mémoire ou d’après une impression, sans test. L’écart apparaît au moment de la demande, après paiement de frais non remboursables.
- Choisir le mauvais code de profession. Le code est choisi d’après le titre du poste plutôt que d’après les fonctions réelles, ce qui envoie la déclaration dans un volet inadapté.
- Laisser une déclaration d’avant le 29 novembre 2024 telle quelle. Le programme a changé de nom et de structure. Une déclaration non mise à jour n’est pas évaluée selon les volets actuels.
- Créer la déclaration puis dépasser les 90 jours. La déclaration est supprimée et le travail est perdu.
- Confondre déclaration d’intérêt et demande. La personne croit avoir une demande en cours, ne renouvelle pas son permis de travail, et se retrouve sans statut.
- Entamer les démarches auprès de l’ordre professionnel avant l’invitation. La preuve de reconnaissance obtenue trop tôt risque de dépasser la limite de cinq ans au moment du dépôt.
- Accepter une invitation dans une profession que l’on ne compte plus exercer. Il faut avoir l’intention réelle d’exercer la profession principale déclarée. Si le projet a changé, il faut refuser l’invitation, mettre à jour la profession et attendre une nouvelle invitation, en sachant qu’elle n’est pas garantie.
- Déclarer différemment au Québec et au fédéral. Les deux déclarations sont opposables. Une contradiction ouvre la porte à l’article 40 de la LIPR.
- Se fier à des informations de forum. Les critères d’invitation changent d’une ronde à l’autre. Un témoignage vieux de huit mois décrit un système qui n’existe plus.
Motifs fréquents de rejet et de refus
Ce qu’écrit l’administration dans sa décision. À distinguer des erreurs de la section précédente, qui sont le point de vue du candidat.
Non-respect d’une condition de sélection du volet
Pourquoi le Ministère refuse. L’examen de la demande révèle qu’une condition du volet n’est pas remplie : durée d’expérience insuffisante, expérience hors Québec au-delà du plafond admissible, diplôme ne correspondant pas au seuil exigé, niveau de français inférieur au seuil.
La preuve qui manquait. Des attestations d’emploi décrivant les fonctions réelles et non le seul titre, avec dates et volume horaire, et un résultat de test de français en cours de validité au moment du dépôt.
Comment réduire le risque. Vérifier chaque condition ligne à ligne avant d’accepter l’invitation, et non après.
Écart entre la déclaration d’intérêt et la demande
Pourquoi le Ministère refuse. Les critères d’invitation reposent sur ce qui a été déclaré. Si la demande révèle une réalité différente, la personne ne satisfait plus aux critères qui ont mené à son invitation, ce qui est une condition de sélection en soi.
La preuve qui manquait. La cohérence documentaire entre les deux étapes.
Comment réduire le risque. Constituer le dossier de preuve avant de déclarer, pas après avoir été invité.
Autonomie financière non démontrée
Pourquoi le Ministère refuse. Le contrat d’autonomie financière n’est pas signé, ou les ressources ne couvrent pas les barèmes applicables à la taille de la famille pour les trois mois suivant l’obtention de la résidence permanente.
La preuve qui manquait. Des relevés démontrant la disponibilité réelle des fonds, et l’explication de leur origine lorsque leur apparition est récente.
Comment réduire le risque. Vérifier le barème correspondant à la composition exacte de la famille accompagnante.
Attestation des valeurs manquante
Pourquoi le Ministère refuse. L’Attestation d’apprentissage des valeurs démocratiques et des valeurs québécoises n’a pas été obtenue par la personne requérante ou par un membre de la famille de 18 ans ou plus qui l’accompagne.
La preuve qui manquait. L’attestation pour chaque personne visée.
Comment réduire le risque. Traiter cette formalité comme une condition de fond, parce qu’elle en est une.
Doute sur la véracité des renseignements
Pourquoi le Ministère refuse. Des contradictions entre documents, des attestations d’emploi invérifiables ou des incohérences de dates conduisent le Ministère à convoquer une entrevue de sélection ou à procéder à des vérifications supplémentaires.
La preuve qui manquait. Des pièces primaires vérifiables et des explications écrites des anomalies apparentes, fournies avant qu’on ne les demande.
Comment réduire le risque. Expliquer soi-même ce qui semble contradictoire. Un dossier qui anticipe la question ne subit pas l’entrevue, il la prépare.
Que faire après un refus ou une expiration
La stratégie dépend entièrement de ce qui s’est réellement passé. Une déclaration expirée, un rejet et un refus n’appellent pas les mêmes gestes.
La déclaration d’intérêt a expiré sans invitation
Il n’y a rien à contester : aucune décision n’a été rendue. La bonne réaction est analytique. Les critères de chaque ronde d’invitations sont publiés en vertu de l’article 45 de la Loi sur l’immigration au Québec. Il est donc possible de comparer, ronde par ronde, le profil déclaré aux critères réellement appliqués, et d’identifier le paramètre qui a bloqué : le volet, le niveau de français, la scolarité ou la durée d’expérience. Une nouvelle déclaration se dépose gratuitement, mais la redéposer à l’identique produira le même résultat.
Une intention de refus a été reçue
C’est l’étape la plus importante et la plus mal utilisée. Le Ministère avise que la demande pourra être refusée et invite à présenter des documents ou des justifications susceptibles de bonifier la demande. C’est une véritable occasion de redressement, avec un délai indiqué dans l’avis. Une réponse générique ne sert à rien : il faut répondre point par point au motif soulevé, pièces à l’appui.
Une entrevue de sélection est convoquée
La convocation écrite précise la date, le lieu, l’heure et les documents à apporter. L’entrevue vise à vérifier la véracité des déclarations, des renseignements et des documents. Elle se prépare comme un contre-interrogatoire, en reprenant chaque incohérence apparente du dossier.
Demander une révision ou contester la décision
Les décisions de sélection du MIFI ne se contestent pas devant les instances fédérales. Les voies de recours applicables dépendent de la nature exacte de la décision et des délais qui y sont mentionnés. Ces délais sont courts et de rigueur. La première chose à faire à réception d’une décision défavorable est de relever la date et le délai indiqué, avant même d’analyser le fond.
Envisager la sélection en dérogation
Le ministre dispose d’un pouvoir de dérogation permettant de sélectionner une personne qui ne remplit pas toutes les conditions. Le Ministère souligne lui-même que l’utilisation de ce pouvoir discrétionnaire est exceptionnelle et relève de sa prérogative. Ce n’est donc pas un recours, c’est une demande de faveur qui doit être appuyée par des circonstances réellement hors du commun.
Réorienter vers une autre voie
Le Programme de l’expérience québécoise, un programme fédéral, ou un changement de volet à l’intérieur du Programme de sélection des travailleurs qualifiés peuvent constituer de meilleures options que l’acharnement sur une voie fermée.
Aucune de ces options n’est automatique, et la stratégie dépend du motif réel du refus, pas du motif supposé. Lire correctement la décision reçue est la première étape de tout ce qui suit.
Ce que les tribunaux examinent
Indépendamment de toute décision précise, le contrôle d’une décision administrative en matière d’immigration porte sur des points constants, et connaître ces points change la façon de lire une lettre de refus.
Le bon critère juridique a-t-il été appliqué? Une décision qui évalue une candidature du volet 2 selon les seuils du volet 1 applique le mauvais critère, quelle que soit la qualité du reste du raisonnement.
Les preuves importantes ont-elles été prises en compte? Une décision qui ne mentionne nulle part une pièce centrale du dossier, par exemple une attestation d’emploi déterminante pour le calcul de la durée d’expérience, laisse penser qu’elle n’a pas été examinée.
Les motifs sont-ils justifiés, transparents et intelligibles? Une personne doit pouvoir comprendre, à la seule lecture de la décision, pourquoi elle a été refusée. Un motif qui se limite à affirmer qu’une condition n’est pas remplie, sans dire laquelle ni pourquoi, ne permet pas cette compréhension.
L’équité procédurale a-t-elle été respectée? Lorsqu’une préoccupation porte sur la crédibilité ou l’authenticité d’un document, la personne doit avoir eu une occasion réelle d’y répondre avant que la décision ne soit rendue.
Le décideur a-t-il spéculé? Une conclusion tirée de ce que l’agent suppose, plutôt que de ce que le dossier démontre, est un angle d’attaque classique.
Ces cinq questions se posent à la lecture de toute décision défavorable. Elles ne remplacent pas une analyse juridique du dossier, mais elles indiquent rapidement s’il y a matière à contestation ou s’il vaut mieux corriger et redéposer.
Exemple pratique
La situation
Une personne originaire d’Afrique de l’Ouest, titulaire d’un diplôme universitaire en génie obtenu dans son pays, travaillant au Québec depuis dix-huit mois avec un permis de travail fermé, avait déposé une déclaration d’intérêt qui venait d’expirer sans invitation.
Le problème
La déclaration avait été remplie avant le changement de programme et n’avait jamais été mise à jour. Le niveau de français y était déclaré d’après une estimation personnelle, sans test. La profession principale déclarée correspondait au titre inscrit sur le contrat de travail, un intitulé administratif générique, et non aux fonctions techniques réellement exercées.
La règle applicable
Le volet est assigné à partir de la profession principale déclarée et des renseignements s’y rapportant. Le seuil de français exigé dépend de la catégorie FEER de cette profession. Deux paramètres déclarés de travers rendaient l’invitation structurellement impossible.
L’analyse
La comparaison entre le profil déclaré et les critères publiés des rondes de la période a montré que le profil ne pouvait correspondre à aucune extraction, non par insuffisance réelle, mais parce que les renseignements déclarés décrivaient une autre personne que celle du dossier. L’expérience québécoise accumulée n’avait par ailleurs jamais été portée à la déclaration.
Les documents recommandés
Une attestation d’emploi reprise avec l’employeur, décrivant les fonctions réelles poste par poste plutôt que le titre contractuel. Un test de français passé et converti en niveaux de l’Échelle québécoise. Les relevés de notes et le diplôme, avec le détail du programme.
La stratégie retenue
Une nouvelle déclaration a été déposée, gratuitement, avec la profession principale corrigée, le niveau de français mesuré et l’expérience québécoise à jour. Le dossier de preuve a été constitué en amont, de sorte qu’une invitation puisse être honorée sans délai. Une invitation a été reçue dans ce dossier. Chaque dossier est différent et ce résultat ne se transpose pas.
Questions fréquentes
Comment se connecter à son compte Arrima?
La connexion se fait depuis la page des services en ligne d’immigration du gouvernement du Québec, en cliquant sur l’accès aux services en ligne. Le compte se crée gratuitement si l’on n’en a pas. Le Ministère communique exclusivement par le centre de messagerie de la plateforme, avec un avis envoyé par courriel.
La déclaration d’intérêt dans Arrima est-elle payante?
Non. La déclaration d’intérêt se fait en ligne gratuitement dans Arrima. Le Ministère précise qu’il n’est pas nécessaire d’utiliser les services d’une personne rémunérée pour la remplir. Les frais n’apparaissent qu’au stade de la demande de sélection permanente, après invitation.
Combien de temps ma déclaration d’intérêt reste-t-elle dans la banque?
Douze mois à compter de la date du dépôt. Sans invitation durant cette période, la déclaration devient automatiquement invalide. Elle ne peut être ni prolongée ni renouvelée, mais une nouvelle déclaration peut être créée gratuitement, et les renseignements de la précédente y sont retranscrits. Il faut alors les mettre à jour un par un.
Quand a lieu le prochain tirage Arrima?
Aucun calendrier n’est publié à l’avance. Les rondes d’invitations sont publiées après leur tenue, en vertu de l’article 45 de la Loi sur l’immigration au Québec, avec la date et l’heure de l’extraction, le nombre de personnes invitées et les critères appliqués. Toute date annoncée à l’avance sur un forum ou un réseau social est une supposition.
Combien de personnes sont invitées à chaque ronde?
Le nombre varie fortement. Le Ministère a invité 216 personnes le 17 juillet 2025, 227 personnes le 28 août 2025 et 1 094 personnes le 29 janvier 2026 dans le volet 1, selon ses publications (vérifié le 2026-08-09). Aucune projection fiable ne peut être établie à partir d’une ronde isolée.
Quel niveau de français faut-il pour Arrima?
Cela dépend du volet. Aux volets 1 et 4, il faut un niveau 7 ou plus à l’oral et 5 ou plus à l’écrit selon l’Échelle québécoise. Au volet 2, un niveau 5 ou plus à l’oral. Au volet 3, le seuil suit la catégorie FEER de la profession. Le conjoint qui accompagne doit atteindre le niveau 4 ou plus à l’oral.
Combien coûte la demande de sélection permanente après une invitation?
Depuis le 1er janvier 2026, les frais d’examen s’élèvent à 940 $ pour la requérante ou le requérant principal, 201 $ pour l’époux, l’épouse ou le conjoint de fait, et 201 $ par enfant à charge, selon le MIFI (vérifié le 2026-08-09). Ces frais sont ajustés chaque 1er janvier et ne sont pas remboursables, même en cas de refus.
Puis-je déposer une déclaration d’intérêt sans emploi au Québec?
Oui. Une offre d’emploi n’est pas une condition d’admissibilité générale, et le Ministère précise qu’il n’est pas obligatoire d’occuper un emploi dans sa profession principale au moment de recevoir l’invitation ou de présenter sa demande. Les conditions d’expérience de travail propres à chaque volet demeurent toutefois applicables.
Que dois-je faire si ma déclaration date d’avant novembre 2024?
Il faut la mettre à jour. Le Programme régulier des travailleurs qualifiés a été remplacé par le Programme de sélection des travailleurs qualifiés le 29 novembre 2024, et le Ministère indique que les personnes ayant déclaré leur intérêt avant cette date sans avoir reçu d’invitation doivent actualiser leur déclaration.
Puis-je refuser une invitation?
Oui, et il le faut si l’on ne compte plus exercer la profession principale déclarée. Il est ensuite possible de mettre à jour la profession et les renseignements liés, puis d’attendre une nouvelle invitation. Le Ministère précise toutefois qu’il n’est pas garanti d’en recevoir une autre.
Arrima me donne-t-il le droit de travailler ou de rester au Québec?
Non. La déclaration d’intérêt ne confère aucun statut, aucun droit de séjour, de travail ou d’études, et ne prolonge aucun permis. Un permis de travail qui approche de son échéance doit être renouvelé auprès d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, indépendamment de la déclaration.
Faut-il une évaluation comparative des études pour Arrima?
Non dans la règle générale. Le Ministère indique qu’il n’est pas nécessaire de demander une Évaluation comparative des études effectuées hors du Québec, les informations figurant sur le diplôme étant suffisantes. L’exception vise le volet 3, lorsque l’autorité de réglementation qui encadre la profession l’exige.
Que se passe-t-il après l’obtention du Certificat de sélection du Québec?
Il faut présenter une demande de résidence permanente auprès d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada. C’est à cette étape que s’appliquent l’examen médical, les vérifications de sécurité et les motifs d’interdiction de territoire prévus par la LIPR. Le Certificat de sélection du Québec ne protège pas contre un refus fédéral.
Puis-je être représenté dans Arrima?
Oui. Le Ministère permet d’établir un lien de représentation entre les comptes, à condition que la personne rémunérée fasse partie de celles qui sont autorisées à représenter par le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration. Vérifier ce statut avant de payer qui que ce soit est la première protection contre la fraude en immigration.
Quand consulter un consultant réglementé
Une consultation est particulièrement indiquée dans les situations suivantes :
- une déclaration d’intérêt a expiré sans invitation et l’on ignore pourquoi;
- une intention de refus ou un avis de rejet a été reçu;
- une entrevue de sélection est convoquée;
- le permis de travail ou le statut au Québec expire prochainement;
- la profession est réglementée et l’articulation avec l’ordre professionnel est incertaine;
- le volet applicable est ambigu, notamment pour une profession non entièrement réglementée;
- les renseignements déclarés dans Arrima et ceux d’une demande fédérale divergent;
- une fausse déclaration est alléguée;
- le choix entre le Programme de sélection des travailleurs qualifiés et le Programme de l’expérience québécoise n’est pas tranché.
Réservez une consultation avec un consultant réglementé. Consultation de 30 minutes : 150 $. Consultation urgente : 250 $. Taxes incluses.
Sources officielles
- Remplir une déclaration d’intérêt à immigrer au Québec, gouvernement du Québec
- Exigences à satisfaire dans le cadre du Programme de sélection des travailleurs qualifiés, gouvernement du Québec
- Présenter une demande de sélection permanente, gouvernement du Québec
- Invitation à présenter une demande de sélection permanente, gouvernement du Québec
Date de vérification des sources : 2026-08-09
Cet article fournit des renseignements généraux. Il ne constitue pas un avis juridique personnalisé et ne remplace pas l’analyse complète d’une situation particulière. Les règles, formulaires, frais, critères d’admissibilité et instructions changent régulièrement. Chaque demande est évaluée selon les faits, les documents présentés et le droit applicable au moment de la décision.
Auteur et mise à jour
Ali Hisseine Ladoual, consultant réglementé en immigration canadienne (CRIC R731736), commissaire à l’assermentation (250834), membre du CCIC et de la CAPIC.
Ladoual Immigration Canada Inc.
8850 boul. Saint-Laurent, bureau 6, Montréal (QC) H2N 1M4
438-925-8632 • contact@ladoualimmigration.ca • ladoualimmigration.ca
Dernière mise à jour : 2026-08-09
Prochaine révision prévue : 2027-02-09
Journal des mises à jour
- 2026-08-09 : refonte complète de l’article. Ajout des quatre volets du Programme de sélection des travailleurs qualifiés, des tarifs au 1er janvier 2026, des mesures de priorisation du 30 juillet 2025 et du 13 mai 2026, et de la réouverture du Programme de l’expérience québécoise du 2 juillet 2026 au 2 juillet 2028.
- 2026-08-09 : republication de l’article à son adresse d’origine après une suppression accidentelle du contenu du site.
